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Boyan Slat, un héros en mode respect

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C’est en 2012 que Boyan Slat, un néerlandais originaire de Croatie devient célèbre a tout juste 18 ans. C’est lors d’une conférence TEDx Delft qu’il lance son projet tant audacieux qu’écologiquement responsable : The Ocean Cleanup. Le monde est séduit !

Son but ? Nettoyer les océans de leurs déchets plastiques en les récoltant pour les recycler. Le chemin pour y arriver fut laborieux. En 2019 il est arrivé à collecter de manière efficiente du plastique pour la première fois dans l’océan Pacifique. En 2020, il lance son projet « Interceptor » afin d’éliminer le problème à la source. Le principe est de nettoyer les rivières charriant du plastique qui le déverse dans les océans. 

Conférence de Boyan Slat au TEDXDelft

Dans cet article, on vous parle plus en détail de Boyen Slat qui mérite tout notre respect à la rédaction de RSPCT !

Militantisme et entrepreneuriat

Les débuts de Boyan Slat

Le jeune Boyan est en vacances en Grèce lorsqu’il a 16 ans. Il s’apprête à découvrir les fabuleux fonds marins de la Méditerranée lorsque la déception le frappe de plein fouet. « Il y avait plus de plastiques que de poissons », confiera-t-il lors d’un interview. 

Boyan Slat

Cette vision ne le quitte plus. C’est lors d’un travail d’école qu’il prend conscience de toute la pollution plastique qui jonche les océans. Il constate aussi l’impact sur la faune et la santé de l’homme. 

Il commence des études d’ingénieur à Delft et décide de laisser tomber après le premier semestre pour se consacrer à la cause qui l’anime voir qui l’obsède. Nettoyer les océans ! Le tournant a réellement lieu lors de la conférence qu’il fait à TEDx Delft. Dans la foulée, il lèvera €2m via un crowdfunding, prouvant ainsi qu’une personne déterminée et animée par une réelle mission quel que soit son âge peut soulever des montagnes et convaincre le monde de le suivre dans son aventure positive !

Une détermination sans égale

Même s’il a été beaucoup critiqué, sa détermination a toujours fait la différence. Une qualité qui ne trompe pas. Ce jeune homme est un entrepreneur !

Et de la détermination et du courage il en faut pour ne voir les résultats probants que 7 années plus tard, et ce, après toute une année 2019 de tests et d’essais extrêmement compliqués.

La plupart des critiques venaient de ceux qui trouvent que c’est « trop facile » de « réparer » en nettoyant et qu’il faut faire quelque chose à la source pour endiguer l’utilisation du plastique. Boyan répondra dans une interview donnée aux Échos qu’il faut s’attaquer au deux et qu’ils sont complémentaires. Bref, un jeune entrepreneur charismatique qui a une tête bien faite et raisonne de manière positive ! Mais surtout qui joint l’acte à la parole et c’est ça, le plus important !

L’objectif ambitieux de Boyan Slat

Des débuts difficiles

En 5 ans, diviser de moitié le continent de plastique équivalent à 3 fois la surface de la France flottant entre Hawaii et la Californie. Ce qui représente 15 000 tonnes de plastique par an pour un total de 75 000 tonnes de déchets allant du filet de pêche d’une tonne aux micros plastiques nocifs pour la faune marine et pour l’homme de facto. 

Les premiers essais ne sont pas à la hauteur des espérances, car le système casse à plusieurs reprises. C’est pour le jeune entrepreneur néerlandais un parcours du combattant qui s’annonce. Ce parcours du combattant, c’est celui de tout entrepreneur qui s’accroche à son rêve, à sa mission ! C’est par itérations qu’ils avancent et Boyan arrive à lever €2m pour son projet. 

Les échecs se succèdent dans la mise en application et un test énorme, le « System 001 » casse et n’arrive pas à fonctionner correctement. Comme le disait Nelson Mandela : « L’échec n’existe pas ! Soit je gagne, soit j’apprends ! »  Et c’est ce qu’ils ont fait à la fondation « The Ocean Cleanup ». Ils ont appris de leurs erreurs et, en 2019 le « System 002 » a fonctionné permettant pour la première fois de récolter des tonnes de plastique. 

Et enfin… le succès !

Et c’est le 1er juillet 2020 qu’ils arrivent enfin, et ce pour la première fois de l’histoire moderne, enfin, depuis la première fois qu’il y a cet immonde continent de plastique dans l’océan pacifique à recycler les déchets plastiques en granulés prêts au réemploi. 

Outre les deux millions de fonds levés par crowdfounding après sa conférence TEDx Delft, c’est grâce à du « sponsoring » d’entreprise comme Deloitte, AkzoNobel ou encore le gouvernement néerlandais et beaucoup de particuliers par des donations et de levées de fonds organisées via Facebook (80 % des dons sont des particuliers) que l’association sans but lucratif a déjà levé plus de €40 m d’euros pour son projet.

Maintenant que le système fonctionne et qu’ils ont recyclé les premiers déchets en granulés de plastique, ils vont également vendre des objets issus de ce recyclage, et ce, afin de rendre le système plus sûr financièrement. Si vous voulez contribuer à la sauvegarde de nos océans, c’est ici qu’il faut aller pour faire un don : https://theoceancleanup.com/donate/

Nouveau défi 

L’interceptor ! En poussant la réflexion plus loin, Boyan Slat se rend compte que 1000 rivières sont responsables de 80 % de la pollution plastique des Océans. C’est-à-dire, 1 % des rivières charrient cette pollution. C’est donc une évidence pour lui, il faut traiter le problème à la source et de fait, intercepter les déchets là où ils le sont le plus facilement — avant qu’ils n’arrivent en haute mer. Il lance donc le projet « Interceptor » qui consiste comme son nom l’indique à intercepter les déchets plastiques dans les rivières, et ce, avant qu’elles n’arrivent dans les océans. C’est d’une logique implacable, mais personne n’y avait encore apporté de solution et c’est là encore un trait caractéristique des grands entrepreneurs. Trouver des solutions aux problèmes complexes de nos sociétés. 

Il a déployé son projet dans plusieurs endroits du globe en se focalisant sur l’Asie et les Amériques. Le projet fonctionne et collecte des tonnes de déchets actuellement. En Jamaïque notamment où les rivières rejettent plus de 500 tonnes de déchets par an… 

Je ne sais pas pour vous, mais nous chez RSPCT ce genre d’entrepreneurs, ça nous parle. Alors oui, on sait que personne n’est parfait, mais nous ne sommes pas en quête d’absolu ! Tout au plus avons-nous pris le parti de mettre à l’honneur les personnes qui sont des « game changers » ! Et vous que pensez-vous de l’initiative de ce jeune homme âgé maintenant de 25 ans ?

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